Amplegest - Gestion de l'eau : risque transversal, réponses inégales

22/01/2026 - source : Patrimoine 24

L'eau couvre environ 1,4 milliard de km 3 de notre planète, soit environ 70% de sa surface. Plus de 97% de ce volume étant constitué d'eau salée, inutilisable pour nos besoins essentiels, l'eau douce est, elle, bien plus rare et difficilement accessible. Plus des trois quarts du volume total sont en effet emprisonnés dans les glaces polaires ou dans les nappes souterraines et la portion disponible dans les rivières et les lacs ne représente au final que moins de 1% du volume total d'eau douce.

Si près de la moitié de la population mondiale fait aujourd'hui déjà face à des situations de pénurie d'eau pendant au moins un mois par an, les projections de la Global Water Commission anticipent un déficit de 40% entre l'offre et la demande sur notre planète dès 2030 de nature à fragiliser l'économie mondiale : près de 50% du PIB mondial dépend directement de la disponibilité en eau via l'agriculture, l'industrie, l'énergie ou la transformation des matériaux.

D'abord un enjeu écologique et géopolitique, la question de l'eau devient également centrale pour les entreprises et les investisseurs.

La répartition des usages 

L’eau irrigue l’ensemble des activités humaines, mais ses usages restent très concentrés. À l’échelle mondiale, l’agriculture représente de loin le premier poste de consommation, absorbant environ 70% des prélèvements d’eau douce. L’industrie en mobilise près de 19%, tandis que les usages domestiques, eau potable, hygiène, services, ne comptent que pour environ 11%.

 La répartition de leau

Un prix sous-évalué 

Si la ressource « Eau » est physiquement rare, elle reste paradoxalement souvent perçue comme abondante et son prix reste sous-évalué dans la plupart des économies. Cette déconnexion s’explique par des tarifs publics conçus pour rester acceptables socialement, des infrastructures d’eau et d’assainissement largement subventionnées, des coûts environnementaux non intégrés dans les factures, ou encore une tarification qui reflète peu la réalité locale du stress hydrique. Dans certains pays, il est aujourd’hui moins coûteux de prélever de l’eau douce que de réutiliser ou traiter des eaux usées, ce qui décourage l’investissement et maintient les entreprises dans un modèle de « prélèvement-usage-rejet ».

 

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