France Invest, en partenariat avec Grant Thornton, ont publié leur 41e édition de l’étude annuelle sur l’activité du capital-investissement français. Cette dernière « confirme la résilience des levées de fonds et des investissements des acteurs du capital-investissement français malgré les incertitudes économiques. Elle met également en évidence des dynamiques contrastées et des cessions qui restent en retrait. »
Parmi, les chiffres clés :
- 36,4 milliards d’euros ont été investis, en recul de 1 % par rapport à 2024, dans 2 904 entreprises et projets d’infrastructure ;
- 14,0 milliards d’euros de cessions en valeur (au coût historique), en hausse de 9 %, portées par les fonds de continuation, mais en recul en nombre, pour 1 232 opérations réalisées ;
- et 42,9 milliards d’euros levés, en hausse de 10 % par rapport à 2024.
En capital-investissement (hors infrastructure), les montants investis augmentent de 11 %, mais portés par la progression des fonds de continuation (baisse de 1 % hors ces derniers). Les dynamiques sont contrastées par segment : le venture résiste et le growth progressent en lien avec une internationalisation des investissements. Le capital-développement ralentit tandis que le capital-transmission se maintient à un niveau élevé, porté par les fonds de continuation. L’industrie, le numérique, la consommation et la santé demeurent les principaux secteurs d’investissements.
Les investissements en infrastructure reculent en montants, en raison d’un nombre d’opérations de très grande taille en recul, tout en restant soutenus en nombre de projets, notamment dans les énergies renouvelables (47 % des montants investis et 63 % des projets accompagnés).
Par ailleurs, le nombre d’entreprises cédées recule, mais les montants de cessions (au coût historique) progressent, soutenus par l’émergence des fonds de continuation.
En 2025, la collecte atteint un niveau élevé, portée notamment par les fonds de continuation et par une progression des engagements du secteur public. Le marché se caractérise également par une concentration accrue des levées auprès de quelques acteurs. Les levées en infrastructure se maintiennent à un niveau élevé et stable, portés par trois fonds de très grande taille.
Notons que les family offices et personnes physiques ont représenté 3 967 millions d’euros levés, soit 14 % du volume global, un chiffre en repli de 14 % par rapport à 2024. Les levées via l’assurance-vie représentent 337 millions d’euros.