Investir dans la technologie peut être une excellente stratégie à long terme, surtout avec l’essor de l’innovation. L’émergence de géants comme Apple, Microsoft, Amazon et Google, qui ont su s’imposer comme des leaders incontournables, et de nouvelles technologies, telles que l’IA et la Blockchain, ont pris de l’ampleur, transformant profondément les allocations des gérants et diversifiant les portefeuilles des investisseurs.
Ces dernières années, les grandes valeurs technologiques américaines ont été les stars des marchés, mais cela n’a pas toujours été le cas et le secteur, de par sa complexité, suscite quelques réticences. Il est pourtant incontournable. « La technologie a très longtemps été considérée comme satellite dans les allocations des gérants, mais elle s’est aujourd’hui diffusée dans de nombreux secteurs, explique Valentin François, gérant du fonds Pluvalca Global Blockchain Equity chez Montpensier Arbevel. On ne parle plus seulement de logiciels ou de semi-conducteurs. » Et même ces secteurs ont fortement évolué au cours du temps, celui du logiciel étant aujourd’hui bien moins cyclique qu’il ne l’a été.
Les M7 ne sont pas l’alpha et l’omegaPourquoi investir dans la technologie ? Parce que ça rapporte ! Sur dix ans, l’indice MSCI World Information Technology a généré une performance annuelle moyenne de 18,9 %, environ deux fois supérieure à celle de l’indice général MSCI World. Il est possible de s’exposer à cet indice via des ETF, dont celui proposé par Amundi, riche de plus de 2 milliards d’encours. Cette logique purement sectorielle ne permet cependant pas de capter toute la valeur du secteur. On a beaucoup parlé ces dernières années des « Magnificent Seven », ou M7, c’est-à-dire des sept grandes valeurs emblématiques de la technologie américaine. Mais seules trois d’entre elles (Apple, Microsoft, Nvidia) sont véritablement classées dans le secteur des technologies de l’information : Amazon et Tesla appartiennent au secteur de la consommation discrétionnaire, tandis qu’Alphabet (Google) et Meta sont classées en « services de communication ». D’ailleurs, si les qualités de ces entreprises sont indéniables, les investisseurs doivent voir au-delà. « Les grandes entreprises technologiques bénéficient d’avantages compétitifs solides, d’un bon dynamisme de croissance et d’un fort pouvoir de fixation des prix, rappelle Hyun Ho Sohn, gérant du fonds FF Global Technology Fund chez Fidelity. Leurs fondamentaux restent solides, mais certaines sont déjà bien valorisées, limitant leur potentiel de progression. Dans un marché volatil, les investisseurs ont tendance à se réfugier dans ces méga-capitalisations, ce qui peut accroître leur vulnérabilité en cas de retournement. » C’est d’ailleurs ce que l’on observe depuis début 2025. Si Meta sauve les meubles en étant à peu près stable depuis début janvier, les six autres connaissent des baisses conséquentes, la plus spectaculaire étant celle de Tesla, la trop grande proximité de son patron Elon Musk avec le président américain plombant le titre après l’avoir porté en novembre dernier. Les M7 ne sont pas l’alpha et l’omega de la technologie. « Si ces valeurs ont bénéficié en 2024 de la thématique de l’intelligence artificielle, nous pensons que 2025 sera marquée par une rotation des investisseurs des infrastructures IA vers les logiciels », indique Valentin François. Le logiciel a plutôt sous-performé en 2024, les valeurs du hardware, comme Nvidia ou Broadcom étant plus recherchées. Et la taille importante atteinte par certaines entreprises incite certains gérants à la prudence. « Nous avons Nvidia en portefeuille depuis plusieurs années, mais nous avons eu tendance à privilégier AMD ces derniers temps, sur la conviction que les hyperscalers ne veulent pas dépendre d’un seul acteur, ce qui les conduit parfois à développer leurs propres puces, explique Abdoullah Sardi, gérant du fonds Amplegest Digital Leaders chez Amplegest. AMD a une solution techniquement très bonne et pourrait prendre 20 % ou 30 % de parts de marché, ce qui lui permettrait de doubler ou tripler de taille. » Les hyperscalers, ce sont ces centres de données géants, qui constituent la véritable épine dorsale de l’économie numérique. Si le recours à des fonds gérés activement se justifie pour investir dans la technologie, c’est aussi en raison de la complexité propre au secteur, exacerbée par une augmentation du rythme de l’innovation. « On le voit avec l’intelligence artificielle, où on observe un saut tous les six mois, explique Valentin François. Classiquement, dans la technologie, on voyait plutôt une innovation majeure tous les deux ans. » Cela induit des mouvements de marché violents, comme on l’a vu avec l’annonce du Chinois DeepSeek sur l’intelligence artificielle en début d’année. Cela peut être source d’opportunités pour les gérants, mais ils doivent aussi garder la tête froide. « Le marché de la technologie est très volatil, rappelle Abdoullah Sardi. Avoir une gestion trop agile, c’est prendre le risque de se tromper sur des mouvements de marché. Il faut plutôt se concentrer sur les tendances de long terme et rester vigilant sur leur possible remise en question. » A ce stade, l’arrivée de DeepSeek ne semble pas changer la nécessité de grandes infrastructures pour les grands modèles d’intelligence artificielle, mais le marché reste fébrile malgré les plans publics d’investissement annoncés dans l’IA : 500 milliards de dollars aux Etats-Unis (Stargate) et 200 milliards d’euros en Europe (InvestAI).
La technologie : une famille de thématiquesMais alors que la technologie est partout, comment déterminer ses contours. « Le terme de technologie est assez galvaudé, pense Abdoullah Sardi. Il faut distinguer les différents segments et l’enjeu est de choisir dans quels segments et in fine quelles entreprises on souhaite être exposé, ce qui passe par une réflexion sur les thématiques les plus porteuses dans les prochaines années. » Sur chaque segment, il faut évaluer le couple rentabilité/risque au regard de la croissance attendue et de la valorisation actuelle. « Le secteur technologique est extrêmement diversifié, offrant des opportunités dans différents environnements de marché, confirme Hyun Ho Sohn. Il englobe de nombreux sous-secteurs, ce qui permet une bonne diversification, une moindre corrélation des rendements et une exposition à des cycles d’innovation porteurs. Plusieurs tendances structurelles soutiennent sa croissance : la digitalisation des entreprises, le cloud computing, l’intelligence artificielle, les nouvelles solutions de transport (véhicules électriques et technologies vertes), les objets connectés, le déploiement de la 5G et l’essor des paiements dématérialisés. » Cette vision thématique de la technologie est partagée par d’autres gérants.« Nous voyons la technologie comme une famille de thématiques que nous résumons sous l’abréviation “ABCD tech” : A pour artificial intelligence, B pour blockchain, C pour cloud et D pour data. Il ne s’agit pas de technologies développées en silo : elles se répondent entre elles », explique Valentin François. Certains fonds vont embrasser plusieurs thématiques, tel celui de Fidelity ou encore celui d’Amplegest. Sans surprise, l’IA occupe une place de choix dans les investissements. « L’intelligence artificielle ressort comme une thématique particulièrement intéressante car il y a tout un parc de centres de données à équiper et à mettre à jour, ce qui représente des plans d’investissement de l’ordre de 500 milliards de dollars d’ici à 2030, à comparer à 150 milliards d’investissements en 2023 pour les hyperscalers. En tant qu’investisseurs, nous avons envie d’être exposés à une telle lame de fond », indique Abdoullah Sardi. Après les infrastructures liées à l’IA, ce sont les logiciels middleware sur lesquels on va pouvoir construire et déployer des applications qui intéressent Abdoullah Sardi. « Ce sont des marchés dont on parle encore peu, car les technologies restent souvent en développement », pense-t-il. Parmi les acteurs de ces marchés, on peut citer des sociétés de la gestion de bases de données, comme MongoDB ou Snowflake. L’émergence de l’IA nourrit elle-même d’autres thématiques. « Avec l’IA, il y a de plus en plus d’interactions entre les bases de données des entreprises avec le risque d’agents frauduleux ou malicieux, ce qui devrait redynamiser le segment de la cybersécurité, estime Abdoullah Sardi. Nous sommes notamment exposés à des leaders, comme Palo Alto Networks, et à un spécialiste de l’identification de personnes, Cyber-Ark, qui s’est récemment diversifiée dans l’identification des agents IA. » Un segment mal-aimé de 2024 pourrait aussi prendre sa revanche : les technologies liées au véhicule électrique. « Un véhicule à combustion contient pour 400 dollars de semi-conducteurs, alors que le chiffre est supérieur à 1 500 dollars pour un véhicule pur électrique, sans même prendre en considération la partie infotainment », rappelle Abdoullah Sardi. Le marché peut continuer à croître, ce qui bénéficierait à des acteurs comme l’Allemand Infineon.La Blockchain : un thème plus vaste qu’il n’y paraîtD’autres fonds vont se spécialiser sur une thématique en particulier, comme le fonds Pluvalca Global Blockchain Equity, qui s’intéresse, comme son nom l’indique, aux sociétés liées à la technologie Blockchain, sorte de registre digital infalsifiable sous-jacent aux crypto-devises, mais pas seulement. Cette thématique concerne jusqu’à des sociétés comme LVMH ou Richemont : plus de cinquante millions de produits de l’industrie du luxe sont aujourd’hui tracés via la Blockchain. « Nous cherchons les entreprises pour lesquelles la matérialité de la Blockchain est la plus importante, ce qui nous conduit à un univers d’investissement d’environ deux-cent-cinquante titres, dont nous tirons un portefeuille de quarante-cinq à cinquante valeurs », indique cependant Valentin François. Les secteurs les plus représentés sont la technologie et la finance, une vertu de la Blockchain étant le règlement-livraison instantané à moindres frais. « Il y a aussi dans l’univers d’investissement des sociétés liées aux cryptomonnaies, dont des courtiers et places de marché spécialisés à l’image de Coinbase aux USA ou d’autres plus diversifiées comme Swissquote, qui affiche une très bonne rentabilité, avec 50 % de marge nette », poursuit Valentin François. Mais ne cherchez pas de corrélation entre les performances du fonds et le cours des cryptos ! L’univers du fonds est très biaisé en direction de l’Amérique du Nord, mais il y a aussi des acteurs en Chine, au Japon ou en Corée du Sud, en lien avec les jeux vidéo où la Blockchain permet les micro-transactions. Et ce sont les small et midcaps qui dominent. L’intérêt d’une gestion si spécialisée est que le gérant filtre son univers d’investissement avec des yeux plus affûtés que les autres. « Tous les cas d’usages de la Blockchain par les entreprises sont répertoriés et nous essayons de quantifier la matérialité de la thématique dans l’entreprise : pourcentage du chiffre d’affaires ou des investissements concerné par la Blockchain, voire existence d’une activité dédiée, explique Valentin François. Nous observons la situation actuelle et les développements qu’on peut envisager à un horizon de cinq ans. » Le gérant a ainsi acheté Swissquote quand plus personne ne croyait à son activité crypto et bénéficié d’un fort rebond depuis. Et il a repéré Composecure, spécialiste de la sécurité des actifs numériques concurrent de Ledger, au moment où il ne se payait que quatre fois les bénéfices. Bonne pioche ! Cette observation précise permet aussi d’éviter les gadins, comme ceux des banques américaines Signature Bank et Silvergate, très liées aux cryptos, en 2023. En 2024, la performance du fonds a approché les 40 %, mais attention à la forte volatilité ! Lancé en 2018, bien avant la « hype » autour de l’intelligence artificielle, le fonds Thematics AI & Robotics mise sur ce thème en le combinant à la robotique. « D’abord, lier ces deux thématiques permet de bien diversifier les risques en allant toucher des secteurs qui ont des cycles et des sensibilités à la macroéconomie différents : par exemple, la robotique est plus industrielle, plus cyclique que le logiciel. Autre point : les deux thèmes sont très liés, les avancées technologiques de l’IA bénéficient à la robotique, d’où une certaine convergence des deux thèmes », assure Alexandre Zilliox, cogérant du fonds chez Thematics AM. Ici aussi, le gérant a une préoccupation pour la pureté du portefeuille. « Nous investissons uniquement dans les fournisseurs de produits ou services sur base d’IA et de robotique, pas dans les entreprises qui adoptent ces technologies, explique Alexandre Zilliox. Nous pouvons nous autoriser quelques exceptions pour une entreprise qui aurait un niveau d’exposition relatif plus faible au thème, mais dont on estime qu’elle dispose d’un avantage compétitif ou d’une différenciation technologique marquée qui bénéficiera à l’entreprise dans le long-terme. » Le poids des USA dans le portefeuille est certes dominant, mais pas autant que dans l’indice technologique mondial (MSCI World Technology), où il est de 90 % ! « Les Etats-Unis représentent deux tiers de notre portefeuille, mais nous trouvons des entreprises intéressantes en Europe, particulièrement dans les équipementiers de l’industrie des semi-conducteurs, ou au Japon, dans la robotique », explique Alexandre Zilliox. Potentiellement, la Chine serait un territoire d’investissement, mais comme d’autres gérants, Alexandre Zilliox rechigne à s’y aventurer : « Sur les plus petites entreprises chinoises, la transparence est parfois limitée : l’accessibilité au management est faible, les comptes ne sont pas disponibles en anglais, sans parler des problématiques ESG ». Le monde de la finance reste marqué par l’affaire de la disparition, certes temporaire, de Jack Ma ou encore la destruction pure et simple du secteur de l’éducation privée par les autorités, avec des conséquences boursières catastrophiques pour les acteurs concernés. Seulement deux des « Sept Magnifiques » sont en portefeuille (Nvidia et Alphabet), Apple n’étant d’ailleurs pas considéré comme éligible à l’univers d’investissement.La question de la valorisationTrop chère ou pas, la Tech ? La question de la valorisation est complexe dans le secteur. Dans le logiciel, par exemple, on peut trouver des sociétés valorisées à vingt ou trente fois le chiffre d’affaires si elles démontrent qu’elles sont capables de croître de 20 % par an. « La valorisation est la dernière chose que nous regardons, admet Abdoullah Sardi. Mais nous avons pour chaque valeur un cas d’investissement précis sur la croissance et l’amélioration des marges. Nous vendons si nous nous rendons compte que nous avons mal estimé le marché adressable ou si nous observons une remise en cause de l’hégémonie de l’entreprise sur son marché. » Et acheter cher peut se révéler payant. C’est ce qu’a fait Abdoullah Sardi sur Spotify. « Nous sommes entrés sur une valorisation qui nous semblait élevée, mais lorsqu’il y a des révisions bénéficiaires en hausse, le marché continue de suivre », indique-t-il. Du fait de son rythme d’évolution rapide, le secteur technologique est typiquement celui où les indicateurs classiques ne sont pas les plus pertinents. « Le secteur technologique est plus cher que le marché, mais cela doit être nuancé au regard de la croissance des bénéfices, rappelle Alexandre Zilliox. Pour en juger, nous regardons le ratio price/earnings to growth (PEG), c’est-à-dire le PER d’une entreprise divisé par la croissance de ses bénéfices. L’indice MSCI ACWI, représentatif des actions mondiales, se paie 19x les résultats, avec une croissance des bénéfices attendue à 6 % sur douze mois, soit un PEG de 3x environ. Si on fait la même chose sur le Nasdaq, où la croissance des bénéfices est plutôt attendue à 25 % et le PER de 30x, le PEG est à 1,2x ; ce qui veut dire que la croissance relative se paie trois fois moins cher. » Malgré les fantastiques parcours de certains titres, la situation actuelle ne ressemble pas exactement à une bulle. « Dans l’absolu, la technologie se paie à un niveau un peu cher par rapport à un historique de long terme, mais assez en ligne avec la moyenne des cinq dernières années, malgré l’attractivité du profil de croissance des entreprises du secteur, renforcée par les évolutions technologiques autour de l’IA, la belle visibilité et les modèles économiques souvent très récurrents », pense Alexandre Zilliox. Dans le secteur de la technologie, bon nombre d’entreprises ne sont pas encore rentables et il s’agit pour les gérants d’être vigilants. « Lorsque nous investissons dans des sociétés non rentables, il faut que notre modèle montre qu’elle sera rentable dans les trois ou quatre ans et qu’elle ait au bilan suffisamment de trésorerie pour pouvoir s’autofinancer », indique Valentin François. Faute de quoi les actionnaires se retrouvent face au risque d’une forte dilution ou de financements coûteux. Sur le fonds de Montpensier Arbevel, les sociétés non rentables ne représentent toutefois que 15 % du portefeuille environ. De même, le fonds de Thematics AM est peu exposé à ce type d’entreprises. Nécessairement, la volatilité des performances d’un fonds Tech va être supérieure à celle du marché, mais certains segments plus stables permettent toutefois d’amortir les phases de baisses. Chez Thematics AM, l’automatisation médicale fait ainsi partie du périmètre d’investissement, avec dans cet univers des sociétés peu exposées aux aléas de la conjoncture, comme Hologic, spécialisé dans la santé féminine, ou Sartorius (équipements de fabrication de médicaments). Cette poche a bridé les performances en 2024, alors que le marché ne jurait que par l’IA, mais peut s’avérer protectrice dans d’autres environnements.Les perspectives 2025 du secteurQue faut-il attendre en 2025 dans le secteur technologique ? L’intelligence artificielle n’a pas dit son dernier mot, mais le marché pourrait l’aborder autrement qu’en 2024. « L’IA offre de nombreuses opportunités, mais nous nous concentrons sur des entreprises capables de générer des revenus durables à long terme, explique Hyun Ho Sohn. Plutôt que de miser uniquement sur les entreprises en première ligne du développement de l’IA, nous privilégions des acteurs sous-évalués qui bénéficient indirectement de cette révolution, notamment dans la chaîne de valeur de l’IA générative. » Le gérant ne cherche pas nécessairement les acteurs les plus purs du secteur. « Nous préférons investir dans des entreprises pour lesquelles l’IA constitue un moteur de croissance sur le long terme, sans que leur modèle économique dépende uniquement d’un rythme rapide d’adoption de l’IA, poursuit Hyun Ho Sohn. Les fournisseurs de services cloud pourraient bénéficier de revenus récurrents grâce à l’hébergement de charges de travail IA. De leur côté, les éditeurs de logiciels pourront monétiser de nouvelles fonctionnalités IA, tandis que les sociétés de conseil IT aideront leurs clients à déployer ces technologies. » Les valeurs des infrastructures IA, comme Nvidia, ne sont pourtant pas à mettre au rebut et restent le thème préféré chez Amplegest (un tiers du portefeuille). Des sociétés comme Meta et Oracle ont d’ailleurs confirmé des plans d’investissement significatifs dans le domaine. Certaines entreprises de logiciel commencent aussi à monétiser l’IA générative, à l’exemple de ServiceNow sur les processus RH. La robotique, en retrait en 2024 boursièrement, pourrait aussi revenir aux avant-postes, grâce aux développements dans l’identification des objets, cruciale dans la logistique. La rencontre entre IA et robotique va se concrétiser dans les années à venir. Et avec le début de mandat quelque peu chaotique de Donald Trump, on peut espérer que le marché ne regarde plus seulement de l’autre côté de l’Atlantique pour trouver des idées d’investissements dans la technologie. Au sein du fonds Global Technology de Fidelity, les USA ne représentent d’ailleurs que 57 % des investissements, ce qui est une sous-pondération assez nette. « Même si les Etats-Unis dominent le secteur technologique, il existe un nombre croissant d’entreprises technologiques de premier plan en dehors des Etats-Unis, notamment en Europe, précise Hyun Ho Sohn. Ces opportunités couvrent un large éventail d’industries, et nous adoptons donc une approche globale du secteur. Par exemple, nous identifions un fort potentiel dans le domaine des paiements numériques en Europe. L’évolution de la réglementation, les progrès technologiques et la transition vers les paiements digitaux créent des opportunités de croissance dans ce sous-secteur. L’Europe abrite des entreprises leaders et nous privilégions celles qui ont la capacité de consolider un marché encore fragmenté. » Le come-back de l’Europe sensible sur le marché actions depuis le début de l’année pourrait aussi se jouer dans la technologie.