La Réduction Générale des Cotisations Patronales (RGCP), souvent appelée « réduction Fillon », permettait jusqu’à fin 2025 aux employeurs de bénéficier d’un allègement de charges patronales sur les bas salaires (jusqu’à 1,6 SMIC). Ce mécanisme visait à favoriser l’emploi peu qualifié en réduisant le coût du travail.
Objectif de la réforme : sortir de la « trappe à bas salaires »À partir du 1er janvier 2026, la RGCP est remplacée par la Réduction Générale Dégressive Unifiée (RGDU).
Cette réforme vise à supprimer les effets de seuil qui dissuadaient les employeurs d’augmenter les bas salaires, de peur de perdre les exonérations. Le nouveau système est dégressif jusqu’à 3 SMIC, avec une formule plus lissée et un plancher d’exonération de 2 %.
Ce qui change pour la PPVJusqu’en 2024, la Prime de Partage de la Valeur (PPV) bénéficiait d’une exonération quasi-totale de charges sociales. Mais depuis 2025, elle est intégrée dans l’assiette de calcul de la RGCP, ce qui réduit mécaniquement le montant de l’exonération.
Avec la réforme 2026, cette logique est renforcée : chaque euro versé en PPV augmente la rémunération brute annuelle, diminuant ainsi le coefficient de réduction RGDU. Résultat : la PPV coûte plus cher à l’entreprise, surtout pour les salaires proches du SMIC.
Pourquoi l’intéressement et la participation deviennent plus intéressants ?Contrairement à la PPV, l’intéressement et la participation :
ne sont pas intégrés dans l’assiette de la RGDU ; restent exonérés de cotisations sociales (hors CSG/CRDS) sont exonérés de forfait social pour les entreprises de moins de 50s, au-delà et dans la limite de 250s, seul l’intéressement l’est peuvent être versés aux mandataires sociaux, chefs d’entreprise et conjoint associé ou collaborateur s’ils sont éligibles (dans la limite de 50s pour la participation, 250s pour l’intéressement) ; sont déductibles fiscalement pour l’entreprise ; peuvent être placés sur un plan d’épargne pour bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu.
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