Alors que 2025 a été marquée par un contexte économique et politique incertain (tarifs douaniers, instabilité institutionnelle), Eres dévoile l'édition 2026 de son Baromètre du Partage du Profit.
Ce Baromètre analyse les dispositifs de participation, d'intéressement, d'abondement et d'actionnariat salarié des grandes entreprises françaises. En 2025, les entreprises du SBF 120 ont maintenu un niveau de partage du profit historiquement élevé. Parmi les enseignements marquants : une prime collective moyenne de 6 010 € par salarié (+2 % sur un an), un abondement en hausse record de 22 %, et une redistribution moyenne de 7 % des résultats net des entreprises du SBF 120 à leurs salariés.
Le SBF 120 fait figure d'exception : il affiche un montant total de primes versées de 6,23 Md€, en légère baisse (-3,84 % vs. 2024), dans un contexte particulièrement incertain sur les plans international (tarifs douaniers) et national (dissolution de l'Assemblée nationale). Ces montants restent néanmoins très élevés et confirment la forte dynamique enregistrée depuis plusieurs années et l'ancrage solide des dispositifs de partage du profit au sein du SBF 120.
Cela s’observe notamment dans la prime de partage du profit moyenne (participation, intéressement, abondement) qui atteint 6 010 € par salarié (+2 % sur un an) soit près de 1,5 mois de salaire. En y ajoutant les dividendes perçus par les salariés actionnaires, c’est près de 7,4 Md€ qui ont été distribués aux salariés.
« Malgré un contexte économique compliqué, les entreprises du SBF 120 renouvellent leur attachement au Partage du Profit et ont versé en 2025 une prime moyenne par salarié record. Cette dynamique témoigne de la volonté des entreprises de maintenir un niveau élevé de partage du profit et confirme le rôle croissant de l’épargne salariale dans les politiques de rémunération. », explique Mathieu Chauvin, président du groupe Eres.
Ecarts entre secteurs
Derrière cette prime moyenne record par salarié, les écarts entre secteurs sont significatifs : si 17 % des entreprises versent moins de 1 000 € par salarié, 20 % en ont versé plus de 10 000 €, la prime la plus élevée atteignant 31 593 €. En 2025, le secteur Pétrolier et Parapétrolier se distingue avec près de 13 000 € par salarié. Sur la période 2021-2025, le Luxe s'impose comme le secteur le plus généreux, une constance qui traduit une stratégie claire : faire du partage du profit un levier d'attractivité et de fidélisation des talents.
Ces différences sectorielles s'observent également à travers l'indice EquiProfit établi par Eres, qui rapporte les primes versées au résultat net de l'entreprise. En 2025, les entreprises du SBF 120 redistribuent en moyenne 7 % de leur résultat net à leurs salariés, avec des écarts qui varient de 2 % à 13 % selon les secteurs.
La RSE s’impose
La RSE s'impose dans les accords d'intéressement : 95 % des entreprises du SBF 120 incluent désormais un critère RSE dans le déclenchement des primes d'intéressement (vs. 80 % en 2024). La réduction des gaz à effet de serre et les taux d'accidents du travail sont les critères extra-financiers les plus fréquemment mentionnés.