Les marchés actions mondiaux devraient poursuivre leur progression l'an prochain, les actions des marchés émergents affichant parmi les meilleurs rendements. Sur les marchés obligataires et des changes, les rendements des obligations d'État pourraient légèrement augmenter d'ici 2026, tandis que le dollar américain devrait continuer à se déprécier.
Résumé Principales convictionsLa conjoncture économique mondiale restera favorable, le ralentissement de la croissance du PIB américain étant compensé par une reprise en Europe et au Japon.
Le rythme de l'assouplissement monétaire ralentira, mais les liquidités resteront néanmoins abondantes.
Les primes de risque des actions sont faibles par rapport aux normes historiques, mais les valorisations ne sont pas encore excessives.
Implications pour l'investissementLes marchés actions mondiaux devraient afficher un rendement positif d'environ 5 % l'an prochain, tandis que les rendements des obligations d'État devraient légèrement augmenter.
Les actions des marchés émergents et des moyennes capitalisations européennes semblent bien parties pour surperformer.
Les obligations des marchés émergents devraient également offrir des rendements solides à mesure que le dollar américain reprend sa baisse.
Aperçu : Boucle d'or (ou presque)L'économie mondiale devrait connaître une période faste au cours de l'année à venir, ce qui devrait se refléter dans la performance des actions, dont nous prévoyons un rendement d'environ 5 % en 2026. Indice MSCI All Country WorldDe manière générale, nous anticipons une croissance du PIB mondial de 2,6 %, conforme à sa tendance de long terme, ce qui limitera les pressions inflationnistes. De fait, les investisseurs sont plus optimistes quant à la croissance et moins pessimistes quant à l'inflation (Fig. 1). Parallèlement, près de 85 % des banques centrales assouplissent leur politique monétaire dans un contexte de crédit accru du secteur privé. En conséquence, une croissance solide et des injections de liquidités constituent un facteur favorable aux classes d'actifs plus risquées.
Il convient toutefois de nuancer ces prévisions. Premièrement, si les taux d'intérêt continueront de baisser, le rythme de l'assouplissement monétaire ralentira, ce qui signifie que les investisseurs doivent s'attendre à un apport de liquidités moins important l'année prochaine qu'en 2025. Deuxièmement, l'économie américaine sera à la traîne par rapport à nombre de ses homologues. Aux États-Unis, nous prévoyons une croissance légèrement inférieure à son potentiel, tandis que l'inflation restera anormalement élevée durant les premiers mois de l'année prochaine, avant de se modérer au second semestre. Nos économistes anticipent une baisse de la croissance du PIB américain à 1,5 % en 2026, contre 1,8 % en 2025, et une hausse de l'inflation à 3,3 %, contre 2,9 %. Compte tenu du poids économique des États-Unis sur les marchés mondiaux, cela pourrait freiner la progression des marchés actions.
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Écrit par Unité de stratégie de gestion d'actifs Pictet
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