Crédit agricole assurances, le premier assureur-vie de France (373 milliards d’euros sous gestion fin 2025, à 68,8 % en fonds en euros), donne un grand coup de balai dans son offre commerciale d’assurances-vie. Exit Predissime 9 série 2, produit destiné à la clientèle grand public, avec plus de trois millions de contrats en cours pesant autour de 55 milliards d’euros (chiffres incluant la version 1 de ce contrat). Exit aussi Floriane 2, son assurance-vie patrimoniale, comptant quelque neuf cent mille contrats en stock et un encours de 72 milliards sous gestion. Soit le plus gros contrat du marché ! Beaucoup de fonds « maison » Ces deux assurances-vie ne sont donc plus commercialisées (ou de manière imminente) par la banque verte et ses sept mille deux cents agences (via trente-neuf caisses régionales). En lieu et place, le Crédit agricole lance Oriance, un contrat « unique, modulable, accessible en agence ou en selfcare », c’est-à-dire directement en ligne depuis l’application de la banque. Le but n’est autre que de couvrir tout l’espace financier avec un seul produit, du client modeste à la clientèle patrimoniale. A l’instar de ce qui est pratiqué chez un concurrent, en l’occurrence le Crédit mutuel et son « Plan assurance-vie ». L’offre est ici à deux strates, la première accessible à partir de 300 euros, avec une cinquantaine d’unités de compte (UC), toutes « maison » (gérées par Amundi et sa filiale CPR AM), la seconde plus patrimoniale dès 5 000 euros, avec cent-cinquante UC multigestionnaires, deux mandats d’arbitrage (Amundi Investissement et Amundi Investissement Engagé) et des frais de gestion réduits sur le fonds euros à partir de 100 000 euros. Les frais justement, sont de 1 % sur les versements (0 % pour les souscriptions en ligne cette année), nuls sur les arbitrages et de 0,80 % par an pour la gestion (0,30 % supplémentaire en cas de mandat). Le rouleau commercial va maintenant faire son œuvre. A noter : dans son offre assurance-vie, le Crédit Agricole commercialise aussi un contrat en banque privée (Anaé) et un contrat pour les mineurs (Vers l’Avenir).