Le poids des produits structurés représente désormais une part essentielle des allocations, notamment en réponse à la volatilité des marchés traditionnels. Aujourd’hui, ils sont perçus comme une solution séduisante, alliant rendement et protection du capital, tout en s’adaptant aux investisseurs aux profils et aux objectifs différents.
Les grandes classes d’actifs traditionnelles doivent désormais compter avec un concurrent dont le poids s’est fortement développé ces dernières années et qui se fonde d’ailleurs sur elles. « Le marché français des produits structurés a littéralement explosé ces dernières années, passant de 15 milliards d’euros environ avant la crise du Covid à une cinquantaine de milliards en 2024 : c’est plus de deux fois la taille du marché du Private Equity, dont on parle sans doute plus », rappelle Hervé Mercier Ythier, président du directoire de Swiss Life Banque Privée.L’année 2022 a favorisé le décollage de la classe d’actifs. « Elle a fourni un concours de circonstances absolument unique, tous les marchés traditionnels étant orientés à la baisse, tandis que les produits structurés à capital protégé ont réussi à servir 11 ou 12 % de rendement, d’où une vague d’adhésion très forte autour de cette classe d’actifs », estime Hervé Mercier Ythier.
Il est vrai que les investisseurs ont trouvé dans les structurés un bon compromis entre rentabilité et protection du capital. « Investir dans les marchés via des structurés est simple à la fois pour l’investisseur et pour le conseiller, résume Benjamin Magny, directeur général délégué du groupe Orion. Les gains sont cristallisés en cas de réalisation du scénario favorable, ce qui satisfait le client et offre l’occasion au conseiller de réaliser un nouvel acte de gestion. »
Et les structurés sont aujourd’hui très accessibles : si les produits dédiés nécessitent souvent de collecter un million d’euros, les produits dits « de campagne » peuvent être souscrits à partir de quelques milliers d’euros. Enfin, les usages permis sont assez variés. « Un produit structuré est un investissement coté sur lequel on peut choisir un couple rendement/risque sur mesure allant du capital garanti, sauf défaut de l’émetteur du produit, jusqu’à une exposition assez forte à un single stock, explique Benjamin Magny. La classe d’actifs peut ainsi couvrir tous les profils de risquedès que l’investisseur a un horizon d’investissement suffisant. »
Après avoir passé avec succès plusieurs crises, la classe d’actifs est complètement entrée dans les mœurs. « Pour un client à profil équilibré ayant du temps devant lui, nous recommandions habituellement d’intégrer 5 à 10 % de structurés, mais la montée des risques économiques, la valorisation élevée des marchés actions et les incertitudes nous incitent aujourd’hui à préconiser une proportion de l’ordre de 10 à 15 %, répartis sur au moins sur cinq produits », indique Guillaume Garabedian, responsable de la gestion conseillée et des produits structurés chez Meeschaert Gestion Privée.
Chez Orion, on met la barre encore plus haut. « Les structurés entrent de manière quasi-systématique dans nos allocations, à hauteur de 20 % environ, si le client a du temps devant lui », précise Benjamin Magny. Bref, les structurés, c’est désormais structurel.
Les tendances de l’année
Benjamin Magny, directeur général délégué du groupe Orion.
Selim Mehrez, directeur de Solvest.
Dorian Raimond, directeur du trading et de la stratégie obligataire d’Hilbert IS.
Roni Michaly, PDG de Galilee Asset Management.
Le marché des structurés est en perpétuelle évolution. Le retour à plus de volatilité sur les actions américaines a ainsi favorisé de nouvelles offres. « De nombreuses banques ou sponsors d’indices ont créé des indices mixant une moitié d’Europe et une moitié d’US pourcapter une hausse qu’elle soit d’un côté ou l’autre de l’Atlantique », explique Selim Mehrez, directeur de Solvest, la nouvelle filiale du groupe Inter Invest dédiée aux structurés.
Ces indices transatlantiques sont à la mode mais chez Swiss Life Banque Privée, on défend des stratégies plus simples. « En matière de sous-jacents, des paniers équipondérés de cinq titres soigneusement sélectionnés ont le mérite d’être plus lisibles que les indices optimisés, où l’investisseur ne comprend pas toujours dans quelles actions il investit », avance Raphaël Gspann, responsable de l’équipe de structuration de Swiss Life Banque Privée. Mais attention aux paniers worst of, où la performance du produit va se retrouver indexée sur la plus mauvaise des actions d’un panier. « Dans une phase où on peut s’attendre à des turbulences, embarquer un tel risque ne nous semble pas opportun », estime Guillaume Garabedian.
Certains clients ont des demandes plus spécifiques. « Avec des marchés actions qui restent dynamiques, notamment aux USA, on voit de la demande sur des paniers d’actions sur l’intelligence artificielle ou les semi-conducteurs, par exemple », indique Dorian Raimond, directeur du trading et de la stratégie obligataire d’Hilbert Investment Solutions.
Les produits à capital garanti adossés aux taux longs européens conservent de l’intérêt. « Ils sont un peu plus difficiles à structurer depuis la fin de l’année dernière, mais la remontée des taux en mars nous a permis de faire une très bonne campagne au deuxième trimestre », assure Dorian Raimond. « Les produits indexés sur l’OAT TEC 10 présentent des opportunités du fait de la tension actuelle sur les taux français, constate de son côté Raphaël Gspann. Cela permet de proposer des rendements de 5 à 6 %, voire un peu plus, même s’ils sont conditionnels, avec une garantie sur 100 % du capital. » Attention toutefois : un capital garanti à un horizon de dix ans n’offre pas une protection contre l’inflation.
Le marché reste-t-il porteur ?
Selon les chiffres de la plate-forme Nortia, la collecte des produits structurés est restée très vigoureuse depuis début 2025. Au deuxième trimestre, ils ont représenté 34 % de la collecte en unité de comptes en assurance-vie, loin devant les actions ou les obligations. « La collecte continue d’être alimentée par les produits qui continuent d’être rappelés et ont fourni de bons rendements aux porteurs, analyse Dorian Raimond. Les produits structurés prennent aussi la place des fonds immobiliers, dont la collecte peine à rebondir. » Certes, les étoiles se sont un peu désalignées. « La configuration parfaite pour les structurés, c’est un cocktail de volatilité forte, de hausse des taux et de perspectives bénéficiaires favorables pour les entreprises », explique Hervé Mercier Ythier. Or depuis quelques mois, on a plutôt moins de volatilité. « L’incertitude liée à la guerre commerciale pèse sur les anticipations de bénéfices, donc de dividendes, ce qui pèse sur le rendement des structurés », ajoute Raphaël Gspann.
La possibilité de faire des produits garantis demeure, plus question dans le contexte actuel d’en tirer des rendements à deux chiffres comme en 2021. « On peut encore viser 4,5 à 5 % sur des produits garantis, à condition d’avoir des maturités longues ou des coupons conditionnés à l’évolution des taux ou des actions », indique Raphaël Gspann. Les distributeurs et leurs clients doivent donc comprendre que la recherche du coupon maximal n’est pas toujours la bonne voie. « Dans la période actuelle, il nous semble plutôt judicieux d’augmenter la protection des investisseurs, quitte à baisser un peu le rendement, plaide Raphaël Gspann. Nous privilégions des produits à niveau de risque mesuré : plus forte protection du capital, fréquence de rappel plus courte, dégressivité de la barrière de rappel pour que le produit soit rappelé plus vite. »
Si la météo est mitigée pour les structurés, une éclaircie est possible cet automne. « Nous voyons à la fois des facteurs positifs et des vents contraires, résume Guillaume Garabedian. Parmi les facteurs contrariants, on peut citer les spreads de crédit obligataires, qui se sont resserrés, notamment pour les banques, ce qui a tendance à réduire le niveau de financement qu’elles apportent aux produits. A l’inverse, les doutes sur la politique monétaire américaine et la cherté des marchés actions laissent entrevoir la possibilité d’une résurgence de la volatilité, qui a plutôt eu tendance à baisser ces derniers mois. Ce serait très bon pour les produits structurés grand public, souvent vendeurs de volatilité, qui pourraient ainsi fournir des coupons plus élevés, surtout si les marchés sont plus nerveux et corrigent, offrant des points d’entrée plus favorables. »
Une classe d’actifs très technique, à utiliser avec discernement
S’ils sont de mieux en mieux appréhendés, les structurés restent des produits techniques qui doivent être abordés avec lucidité. « Le point important dans un structuré n’est pas le potentiel de gain, mais l’espérance de gain », rappelle Guillaume Garabedian. Autrement dit : un rendement affiché de 10 % ne veut rien dire si on ne lui associe pas la probabilité de réalisation du scénario. Attention aux astuces marketing mettant en avant ces rendements alléchants.
En outre, comme pour d’autres classes d’actifs, une allocation en structurés se doit d’être diversifiée, à plusieurs niveaux. « La diversification d’un portefeuille de structurés passe aussi par la diversification des banques émettrices des produits, pas seulement par les sous-jacents ou les formules utilisées », explique Guillaume Garabedian. Certes, ces émetteurs sont souvent de grande taille. « Mais l’exemple de Credit suisse montre que même une grande banque peut être fragilisée, ce qui va paradoxalement l’amener à proposer des conditions plus attrayantes, par besoin de cash », explique Hervé Mercier Ythier. La vigilance est donc de mise. « Nous ne travaillons qu’avec des banques ayant une signature solide, c’est-à-dire bénéficiant au moins d’une notation financière A-, ce qui nous amène à travailler avec une douzaine de grandes banques européennes et américaines », indique Selim Mehrez.
Du côté des structurés actions, les produits peuvent cibler des titres individuels ou des indices. Au sein du groupe Orion, on penche plutôt vers la deuxième option. « Notre vocation est de constituer des allocations patrimoniales de long terme, plaide Benjamin Magny. L’idée est donc d’investir en permanence pour lisser les points d’entrée plutôt que de “faire des coups”, et nous privilégions les produits sur indices larges reflétant l’économie dans sa globalité. » Cela limite le risque qu’un produit ne « sorte pas », alors que bon nombre de structurés lancés l’an dernier sur Stellantis, par exemple, ne seront vraisemblablement jamais remboursés, eu égard à l’effondrement du titre depuis.
Mais utiliser des actions individuelles comme sous-jacents permet aussi des stratégies fondées sur de l’analyse financière. Chez Hilbert IS, on suit ainsi des noms d’actions françaises, dont le cours subit actuellement la pression liée au risque politique, mais qui restent solides financièrement dans une logique de long terme.
Le marché des structurés se répartit entre des produits de campagne d’assez grande taille et des produits dédiés, plus petits, mais nécessitant des tickets plus élevés. Les premiers ont l’avantage de bénéficier d’un effet taille favorable sur le pricing, les seconds celui d’une plus grande réactivité liée à des périodes de commercialisation plus courtes. « Notre prochaine campagne en offre publique va avoir une commercialisation plus courte : environ un mois, comparé à deux mois, voire plus pour les produits de campagne classiques, indique Guillaume Garabedian. Notre taille intermédiaire nous permet d’être suffisamment gros pour trouver des contreparties répondant à nos desiderata et suffisamment petits pour être adaptables. » La recherche du meilleur des deux mondes, en somme.
Parmi les innovations techniques des dernières années, l’apparition d’indices synthétiques à décrément est sans doute celle qui a remporté le plus grand succès. Pour limiter le risque lié au niveau futur des dividendes, ces indices ponctionnent un dividende fixe chaque année pour financer le produit. « L’immense majorité des produits est à dividende fixe et il faut bien vérifier leur cohérence avec les dividendes réels, explique Benjamin Magny. Plus le montant du dividende fixe est élevé, plus le produit va afficher un rendement théorique important, mais cela augmente aussi le risque. Nos produits de campagne intègrent de manière quasi-systématique une dégressivité du niveau auquel le produit peut être rappelé pour pallier, autant que possible, l’écart entre le décrément et le dividende réel attendu. »
Avec ces indices « optimisés », la question est toujours de savoir si l’optimisation profite vraiment à l’investisseur. « Les décréments ne sont pas toujours utilisés à bon escient car ils servent parfois à obtenir un meilleur rendement en augmentant le risque de façon peu lisible, reconnaît Dorian Raimond. Mais ils restent des instruments intéressants. » Quant à Selim Mehrez, il rappelle un distinguo important : « nous préférons les indices à dividende en pourcentage plutôt qu’en points, ce qui est plus performant pour le client final en cas de forte baisse des marchés ».
D’autres professionnels restent réfractaires à cette technicité. « Nous gardons le souci de rester sur des sous-jacents purs et intelligibles, comme les grands indices de marché, tels que l’Euro Stoxx 50, ou des paniers équipondérés d’actions que nous sélectionnons, indique Guillaume Garabedian. La complexité des indices à décrément est source de risques pas toujours bien compris par les investisseurs. »
La circonspection est aussi de mise du côté de Swiss Life Banque Privée. « Attention aux abus, prévient Hervé Mercier Ythier. En cas de marché baissier, certains produits risquent d’être complètement décalés de leur promesse. Cette sophistication du marché est un motif de préoccupation des autorités : quand il y a trop de mécanismes dans un produit, il devient moins lisible, et certaines techniques très séduisantes sur le papier peuvent se révéler risquées. »
Un marché toujours en évolution
Pour autant, le marché continue à innover et à évoluer. « Nous essayons constamment d’apporter des innovations susceptibles d’apporter quelque chose au client : plus de protection ou plus de rendement avec un niveau de risque équivalent », indique de son côté Raphaël Gspann. Cela passe par de la technicité parfois, mais aussi de la réactivité face aux émetteurs. « Les banques avec qui nous travaillons sont sources d’opportunités : une banque qui fait une grosse opération d’origination sur un titre en particulier offrira peut-être de meilleures conditions de réaliser un structuré sur ce sous-jacent, explique Raphaël Gspann. Nous sommes opportunistes pour essayer de capter ce genre d’événements. »
Les évolutions peuvent aussi venir de nouveaux entrants, comme Hilbert IS, qui affiche son souci de transparence dans un secteur souvent jugé opaque. « Notre activité s’est d’abord développée au Royaume-Uni où les conseillers en gestion de patrimoine se rémunèrent en honoraires, rappelle Dorian Raimond. Nous arrivons avec cet angle, donc avec des produits moins margés que la moyenne du marché français. Cela va dans le sens de certains assureurs-vie, qui demandent une réduction des coûts totaux et plus de transparence sur la répartition de ces coûts entre l’émetteur, le structureur et le conseiller. » Une proactivité qui anticipe sur de possibles évolutions réglementaires.
Fort de plus de quelque mille trois cents partenaires distributeurs en France et connu pour ses offres en défiscalisation, immobilier et Private Equity, le groupe Inter Invest arrive, à son tour, sur le marché déjà encombré des structurés, via sa filiale dédiée Solvest, lancée en avril dernier. La société est dirigée par Selim Mehrez, qui a participé chez Société générale au lancement de l’offre Adequity, avant de répliquer le modèle chez Morgan Stanley. « Nous avons vocation à ne lancer que des produits “maison”, c’est-à-dire à réfléchir nous-mêmesaux idées d’investissement, grâce au savoir-faire de notre équipe d’ingénierie financière, ce qui nous différencie des brokers en produits structurés », explique Selim Mehrez.
Le premier produit, Solvest Sileny, lancé cet été, vise à lever 10 à 15 millions d’euros. Ses caractéristiques ont de quoi séduire : un capital garanti et un objectif de rendement de 14 % par an. Une sorte de grand écart qui semble relever du miracle. « Dans un marché dominé par les autocalls, nous arrivons avec une proposition différente, avance Selim Mehrez. L’idée est de construire un produit ayant le potentiel de générer trois fois la hausse de l’indice sous-jacent, mais assorti d’une option de rappel au gré de l’émetteur chaque année. Trois cas de figure peuvent se présenter : si le marché a monté fortement, l’émetteur aura tout intérêt à rappeler le produit et à payer les 14 % par an plutôt que de devoir payer trois fois la hausse du marché. Si le marché monte plus modestement et que le produit parvient à maturité, l’investisseur encaissera trois fois la hausse, donc fera bien mieux que l’indice. Enfin, si le marché est en baisse sur dix ans, l’investisseur bénéficie de la garantie du capital. »
Le rappel du produit à la main de l’émetteur, et non plus automatique en fonction de conditions préétablies, laisse penser que la durée de vie réelle du produit pourrait dépasser celle constatée sur les autocalls, qui est à peine de deux ans en moyenne. Et le produit se veut justement une offre adaptée à une logique de long terme, comme l’épargne-retraite, en remplacement d’une exposition actions simple. Et Solvest réfléchit déjà à d’autres produits pour pallier certaines failles des autocalls.
De son côté, Galilee Asset Management travaille avec Solactive à la création d’indices thématiques pour construire des produits structurés sur des thèmes comme le luxe/Lifestyle ou l’exploration spatiale, par exemple.
Fonds et mandats de structurés
Avec les produits structurés de type autocall, chaque rappel de produit offre au conseiller en gestion de patrimoine l’opportunité de reparler à son client, mais cela suppose aussi de passer du temps avec lui.
Les mandats de structurés sont une solution pour éviter cette complexité administrative consistant à devoir faire resigner le client. « Au-delà de nos produits dédiés, nous avons une offre de mandats de gestion exposés à un mix de produits structurés et d’obligations. Ces mandats intègrent uniquement des autocalls, avec des barrières de protection jusqu’à au moins 40 % de baisse du sous-jacent et pour l’essentiel jusqu’à 50 %, portant sur des indices majeurs ou des grands noms de ces indices. Nous avons l’habitude de travailler pour des institutionnels, d’où notre prédilection pour des produits peu risqués », explique Dorian Raimond. Le fait d’avoir une part obligataire dans ces mandats a un double avantage. « Cela permet une gestion de la liquidité et une gestion des opportunités », résume Dorian Raimond.
Avoir des actifs facilement cessibles permet de gérer les entrées/sorties d’investisseurs sans avoir à vendre en secondaire les produits structurés en portefeuille et de se positionner de manière opportuniste sur les offres qui se présentent. Le but du mandat, disponible en compte-titres, est de verser 2 % de coupon trimestriel et la durée d’investissement conseillée est de cinq ans au moins. L’avantage est d’avoir, dès l’investissement, une exposition diversifiée entre trente et quarante produits structurés.
Lancée en avril 2023, l’offre de Galilee Asset Management porte sur des mandats purement dédiés à des structurés. « Nous les proposons à partir de 500 000 euros d’investissement, le but étant de diversifier l’allocation entre cinq et dix produits. Nous intégrons dans ces mandats des produits classiques, comme des autocalls, avec l’idée de panacher des produits plus ou moins protégés, et d’augmenter le rendement potentiel par rapport à un investissement en titres vifs », explique Roni Michaly, PDG de Galilee AM.
L’usage de mandats a plusieurs avantages. « Cela permet de diminuer les frais de gestion par rapport à une approche classique », poursuit Roni Michaly. La souplesse de gestion est un autre atout. « Le gros avantage est d’offrir plus de réactivité que ce que permet classiquement l’assurance-vie, assure-t-il. D’abord, il n’y a pas besoin de la signature du client à chaque nouvel investissement. Ensuite, le fait de ne pas être obligé de référencer les produits offre plus de flexibilité dans les stratégies. Par exemple, en assurance-vie luxembourgeoise, il suffit que le produit respecte la circulaire 15/3 du Commissariat aux assurances (CAA) pour pouvoir être intégré. »
Les mandats de structurés de Galilee AM sont disponibles en France, au Luxembourg (assurance-vie et compte-titres) et en Suisse (compte-titres), et fonctionnent particulièrement bien sous forme de fonds internes dédiés (FID) luxembourgeois grâce à des partenariats avec treize compagnies d’assurance. « Lorsque le CGP possède une expertise en structurés et le statut CIF, il peut être nommé advisordu mandat ou du FID, et il peut alors apporter des suggestions », précise Roni Michaly.
Dans une logique similaire à ces mandats, Meeschaert a lancé, il y a trois ans, le fonds commun de placement FM Flex Opportunités, hébergé par Federal Finance Gestion, qui permet d’investir en une seule ligne dans un portefeuille plus d’une quarantaine de produits structurés. Une solution clés en main pour investir de manière défensive, patrimoniale, dans les produits structurés. Une preuve de plus que cette classe d’actifs s’est aujourd’hui totalement démocratisée.