Les biais cognitifs influencent nos décisions d’investissement. À grande échelle, ils influent sur les mouvements des marchés financiers.
Un biais cognitif est une distorsion du traitement de l’information par l’esprit. On parle de biais cognitif quand une prise de décision est faussée par des croyances personnelles erronées.
Les biais cognitifs faussent notre jugement et les marchésEn matière de placements financiers, nos décisions manquent parfois de rationalité. La finance comportementale est une branche de la psychologie qui étudie ce fait. Comment les différents types de biais cognitifs affectent les comportements économiques et jusqu’à l'efficience même des marchés ? Ces mécanismes psychologiques et sociaux sont inconscients et perturbent notre perception des réalités économiques. En influençant nos décisions et celles des autres investisseurs, ces biais ont à leur tour un impact sur les mouvements de hausse et de baisse des marchés.
Le saviez-vous ? En 2017, le prix Nobel d’économie a été attribué à l’économiste américain Richard H. Thaler de l’université de Chicago, pour ses travaux en finance comportementale. Il a notamment démontré qu’une sorte de myopie des épargnants les incitait à surpondérer l’importance du court terme au détriment de l’investissement à long terme, plus rentable.
De nombreux biais cognitifs sont à l’œuvre dans nos décisions d’investissementLes chercheurs ont identifié de nombreux biais cognitifs ayant trait à nos comportements financiers, comme :
Le biais d’ancrage : C’est la tendance à donner trop d’importance aux premières informations reçues lors d’une prise de décision, par exemple au prix d’achat d’un titre. Ainsi, un épargnant ayant investi dans des actifs financiers à un prix attrayant a le sentiment d’avoir fait une bonne affaire. Il peut avoir tendance à conserver cet actif trop longtemps car il se fie à cette première impression, même si cet actif a perdu de sa valeur entre temps. Le biais de confirmation : C’est la tendance à privilégier les informations venant conforter nos croyances… Quitte à négliger celles qui les contredisent. Ainsi, l’acquéreur d’actions d’une entreprise peut persister dans son investissement alors qu’il reçoit des informations sur les difficultés rencontrées par celle-ci, ou son absence de perspectives de croissance. Le biais du comportement moutonnier : il consiste à suivre inconsidérément les tendances globales du marché.
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Source : Terre d’Épargne, de Pictet Asset Management
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