Une gamme de trois fonds flexibles

10/02/2025 - source : Investissement Conseils

Suite au recrutement d’Anthony Lapeyre, Amplegest a lancé, en fin d’année dernière, une gamme de trois fonds flexibles pour permettre aux épargnants d’accéder à des solutions réellement diversifiées.

Une gamme de trois fonds flexiblesEn fin d’année dernière, Amplegest, société de gestion du groupe Cyrus qui a récemment annoncé sa fusion effective dans les prochains jours avec Octo AM, lançait une gamme de fonds flexibles baptisés Nova. Trois fonds sont ainsi proposés : Nova Patrimoine (SRI 2), dont la volatilité est contenue à 5 %, Nova Flexible (SRI 3), avec une limite de volatilité fixée à 10 %, et Nova Dynamique (SRI 4), dont la volatilité est limitée à 15 %.S’exposer aux actionsLes trois fonds sont gérés par Anthony Lapeyre, directeur de la gestion diversifiée qui a rejoint Amplegest en 2023 après treize années passées chez Amundi, et Maxime Dumortier, qui l’a suivi dans l’aventure Amplegest. Au cours de ses précédentes expériences, Anthony Lapeyre a développé un process de gestion flexible durant dix ans. Son objectif : proposer une gestion véritablement diversifiée, capable de créer de la performance dans toutes les phases de marché, le tout avec des bornes de risques identifiées. « Déléguer l’allocation d’actifs reste un besoin pour les clients et les conseillers en gestion de patrimoine, affirme le gérant. La répartition du poids entre les actifs obligataires et les actions demeure un sujet pour les investisseurs, alors que le poids des actifs liquides est de plus en plus faible dans les patrimoines, notamment les actions qui ne représentent plus que 5 % du patrimoine des Français, contre plus de 30 % pour les épargnants américains. Or la prise de risque est nécessaire, et les fonds réellement flexibles sont une nécessité pour répondre à ce besoin, alors que les gestions pilotées, sous mandat et les fonds sur mesure n’y répondent que partiellement. Enfin, la gestion flexible/diversifiée a été quelque peu galvaudée ces derniers temps, notamment en 2022 avec des fonds qui, au final, ne se sont pas révélés suffisamment flexibles pour faire face aux chocs de marché. »Approche globaleLe process de gestion repose sur trois piliers qui interagissent entre eux : - une approche quantitative des marchés permettant d’établir une cartographie de la psychologie des investisseurs, en détectant les tendances sur un large panel d’actifs (marchés actions, obligations et devises) et de mesurer l’intensité des liens entre ses différents actifs. « La diversification évolue selon les cycles. L’objectif est d’anticiper ou, a minima, d’accompagner ces évolutions afin de maintenir une structure de diversification efficace dans nos portefeuilles » ; - une analyse macroéconomique et financière (valorisation des marchés, sentiment des investisseurs…) afin d’établir un scénario à trois-six mois. « Aujourd’hui, notre modèle nous apporte la conviction que la croissance américaine reste forte. Nous estimons la croissance américaine entre 2,5 et 3 % pour 2025, contre tout juste 2 % pour le consensus. Le marché actions US reste ainsi notre première position, d’autant plus que le dollar apporte de la décorrélation. En revanche, notre exposition s’appuie désormais sur les secteurs financiers, l’industrie et la consommation, et nous limitons désormais le poids des valeurs technologiques que nous couvrons, par ailleurs, via des options » ; - et une recherche thématique pour détecter des tendances à long terme (cinq-dix ans). « Cela peut justifier une prime de valorisation. Aujourd’hui, nous misons sur la croissance domestique indienne, la locomotive de la croissance mondiale, et qui s’exprime par une forte corrélation entre le PIB indien et le marché actions domestique. Ainsi, l’Inde est notre deuxième exposition en actions derrière le marché américain. Dans une moindre mesure, mais pour les mêmes raisons, l’Indonésie est notre seconde conviction en Asie du Sud-Est ». La lecture de ces trois piliers permet à l’équipe de gestion de bâtir un portefeuille réellement diversifié et de le faire évoluer selon les excès de marché. Les convictions des gérants sont mises en œuvre via des ETF, des titres vifs (paniers de valeurs), des Futures et des options. « Par exemple, lors du choc d’inflation de 2022, nous avions détecté très tôt la forte corrélation entre les actions et les obligations, confie Anthony Lapeyre. Seul le dollar offrait alors initialementde la diversification. A cette phase du cycle, le seul moyen d’éviter la chute des marchés était, in fine, de couper du risque, de vendre les actions et les obligations, et d’investir dans le marché monétaire, même si les taux courts étaient négatifs. Il nous a alors fallu faire le dos rond pendant quelques temps pour préserver les portefeuilles de nos clients. C’est ça être flexible ! »